409) Image hybride
![]() |
Portrait devant une fresque, image numérique hybride, © Eric Itschert. |
Jeune homme devant une fresque.
1. Une série de portraits.
1.1. Premier fil conducteur.
1.2. Deuxième fil conducteur.
2. Une image recomposée comme un puzzle.
2.1. Une première image.
Portrait d'un jeune homme, image Eric Itschert & IA. |
Ma première image
est le résultat d’exercices répétés avec une intelligence artificielle.
Le prompt est important, et il faut l’affiner en cours de recherche. On peut
coupler un prompt et une image, pour encore améliorer le résultat. Le résultat
publié ici est un choix parmi plusieurs dizaines d’images. Il est obtenu après quelques
heures de travail. Je ne prends plus mon travail avec l’intelligence
artificielle générative comme un jeu, mais comme un levier créatif très
puissant pour réaliser des nouvelles images numériques.
J’aime beaucoup cette
image, mais la fresque en arrière-fond du portrait est un peu décevante. Alors
le travail se complexifie encore, je recrée l’arrière-fond.
2.2. Composition d’une fresque
![]() |
Éros et Psyché, composition d'une fresque, © Eric Itschert. |
J’imagine une
fresque intemporelle en arrière-fond. Je ne puis utiliser l’IA, trop
conditionnée par le transhumanisme puritano-californien. Mes photos de fresques
à Florence ne sont pas adaptées à l’usage que je veux en faire (éclairage). Alors
je décide de reconstituer une fresque « maison » à partir d’éléments
disparates : photos d’arbres, de nuages, de papillons, de fleurs, de tableaux retravaillés, de
pierres, d’ailes, etc…etc…
C’est un vrai
puzzle ! J’assemble le tout, et cela donne l’image finale après l’application
de quelques filtres. Qui dit que l’intelligence artificielle générative rend
les artistes paresseux ?
3. Le thème de la fresque.
La fresque est
articulée autour du mythe de Psyché et Éros. Les papillons représentent les
âmes.
(1) C’est un argument
pour faire intervenir les intelligences artificielles lors de la création de
certains de mes portraits. Cela sera une confrontation avec des portraits
traditionnels.
(2) Thalassocraties,
me dites-vous ? Oui, thalassocraties, car l’univers numérique est comme un
vaste océan qui recouvre la terre entière. Non, Internet n’est pas comme un
nuage évaporé, c’est lourd et dangereux comme de l’eau salée. Le numérique ne
produit pas de terre ferme, seulement des mers et des marécages. Tout bon
Vénitien est familier de ce genre d’univers. En une seule nuit de tempête on
peut perdre trois navires bourrés d’or, d’épices et de soieries précieuses.
On peut faire d’autres
rapprochements. À Venise on perd sa réputation sur une unique dénonciation
anonyme. Un quidam jaloux de votre prospérité dépose un billet dans « la
bocca della vérita » et c’en est fini de votre vie sociale. Sur Internet,
la malveillance d’une seule personne peut détruire votre vie, car ensuite vous
êtes poursuivi par des chasseurs de sorcières. Une chose peut parfois
encore vous sauver : vos origines
et votre fortune. Si vous n’avez rien de tout cela vous êtes perdus, vous êtes
présumés coupables. La vie n’est pas un long fleuve tranquille…
Commentaires
Enregistrer un commentaire